Quels débouchés pour la voie professionnelle en Île-de-France ?

Défi métiers vient de publier une étude sur les débouchés de la voie professionnelle en Île-de-France. Ce travail du Carif-onef francilien s’appuie notamment sur les enquêtes IVA (Insertion dans la vie active) 2015 et 2016. Il permet d’en savoir plus sur les métiers exercés par les sortants du lycée professionnel, mais aussi sur les pratiques des employeurs, en fonction des formations et des secteurs d’activité. L’objectif de cette étude est d’aider les acteurs de l’emploi, de la formation et de l’orientation dans leurs prises de décision.

La relation emploi-formation, une question aiguisée par la crise

La question de la relation entre la formation suivie et l’emploi occupé se pose depuis plusieurs décennies et se révèle encore plus aiguë en situation de crise économique. On constate ainsi simultanément un taux de chômage record, en particulier pour les jeunes, et des difficultés de recrutement dans certaines branches. La formation se trouve donc au cœur des réflexions sur la lutte contre le chômage et sur le développement économique.

De nombreuses analyses montrent que cette relation ne va pas de soi : les jeunes actifs n’occupent pas toujours des métiers pour lesquels ils ont été formés. Pour en comprendre la complexité, il est important de prendre en compte la diversité des acteurs qui interviennent, avec une logique propre à chacun.

Une très forte concentration des débouchés dans la santé

D’une manière générale, les métiers exercés sont plus concentrés pour les spécialités de formation des services que pour celles de la production. Trois secteurs présentent une forte correspondance entre formation et emploi d’insertion. Le secteur de la santé est celui où elle est la plus forte. Les sortants travaillent dans les métiers pour lesquels ils ont été formés et les employeurs recrutent des personnes issus de ces formations.

La spécialité coiffure et esthétique présente une autre configuration : les employeurs recrutent des jeunes issus de cette spécialité mais les sortants ne s’orientent pas toujours vers les métiers pour lesquels ils ont été formés. Enfin, dans l’accueil, hôtellerie et tourisme, les jeunes sortants s’orientent principalement vers les métiers correspondant à leur formation, mais les employeurs recrutent des jeunes provenant de spécialités de formation variées.

Une forte dispersion dans la spécialité électricité-électronique

Parmi les métiers de la production, la dispersion des métiers d’insertion est assez forte. Dans la spécialité électricité – électronique, cela peut s’expliquer par l’importance du nombre de sortants et par le fait que la formation délivre des connaissances permettant ensuite d’exercer une variété de métiers dans l’électricité mais aussi dans le bâtiment et la maintenance. Dans la filière spécialités pluritechnologiques mécanique – électricité, la dispersion vient s’en doute de la grande polyvalence, et donc des débouchés, que permet cette la formation.

Consultez l’intégralité de l’étude de Défi métiers « Dans quels métiers s’insèrent les sortants de la voie professionnelle en Ile-de-France ? » ici.