Le plan “1 jeune, 1 solution” réussit à l’alternance

Selon le 1er rapport d’évaluation publié par France Relance, le recrutement d’alternants a significativement été encouragé par les aides exceptionnelles à l’embauche du plan “1 jeune, 1 solution”.

Le comité d’évaluation du plan France Relance a été créé par la loi de finances pour 2021 pour évaluer les dispositifs destinés à faciliter l’entrée sur le marché du travail (par les primes à l’embauche d’alternants notamment), à accompagner les jeunes éloignés de l’emploi et à former des jeunes à des métiers d’avenir. Selon son premier rapport, 5,1 milliards d’euros avaient été engagés à la fin août 2021 et 3,6 milliards décaissés, permettant ainsi le versement d’un peu plus de 2,1 millions d’aides.

L’élargissement des aides à l’embauche

Selon le rapport de France Relance, les aides exceptionnelles à l’embauche étaient justifiées par le “contexte de grande incertitude”. D’un montant global de 5,9 milliards d’euros, les aides à l’alternance avaient bénéficié à 850.000 nouveaux contrats à fin septembre 2021, et le cible des 950.000 devrait être atteinte d’ici leur suppression programmée, en juin 2022.

D’un montant de 5.000 ou 8.000 euros selon l’âge de l’alternant, ces aides ont permis de réduire le coût de la première année du contrat. D’après le rapport, celui-ci est inférieur à 500 euros pour un apprenti de moins de 21 ans après prise en compte des aides.

Leur élargissement a bénéficié aux grandes entreprises, aux services et aux diplômés de Bac+3 et plus. “L’estimation chiffrée de cet effet doit être interprété avec prudence”, précisent néanmoins les auteurs du rapport.

Les entrées en formation

Un autre objectif du plan était de créer plus de 300.000 places supplémentaires dans des formations à des métiers d’avenir : numérique, écologie, soin… Les auteurs du rapport ont recensé, entre janvier et septembre 2021, 220.000 entrées en formation au titre des créations de formations qualifiantes pour les jeunes et des parcours personnalisés dans le cadre de l’obligation de formation des 16-18 ans.

Concernant le volet insertion, ils relèvent qu’environ 500.000 parcours d’accompagnement supplémentaires ont été mis en place, pour un coût de 1,3 milliards d’euros. Pour eux, “les effets à moyen terme de l’élargissement des dispositifs sur l’insertion professionnelle des jeunes demeurent incertains à ce stade”.

Consultez l’intégralité du premier rapport du Comité d’évaluation du plan France Relance ici.