Enjeux de la formation professionnelle dans le secteur de l’assurance

Le secteur des métiers de l’assurance se caractérise par son dynamisme en ce qui concerne l’accès à la formation professionnelle continue de ses salariés. En effet en 2016, 80% des employés du secteur ont bénéficié d’une formation. Pour autant, les dispositifs en place ont besoin d’un renouvellement pour ne pas tomber en désuétude selon l’Observatoire de l’évolution des métiers de l’assurance (OEMA).

L’organisme a mené une étude pour identifier les principaux chantiers qui touche à la formation professionnelle des acteurs du secteur de l’assurance. Il relève ainsi 7 problématiques principales auxquelles les responsables formation du secteur doivent s’attaquer afin d’être en phase avec les enjeux à venir.

L’OEMA recommande principalement d’accompagner la digitalisation de la formation et d’anticiper son impact sur les métiers, sans oublier d’inclure de nouvelles approches pédagogiques et méthodes de management à l’offre existante.

Une plus grande implication des salariés dans la formation

Selon Michel paillet, chargé de mission à l’OEMA, la révolution digitale a pour conséquence de souligner combien le rôle, les compétences et la responsabilité du salarié dans la démarche d’apprendre sont importantes et confronte les entreprises aux enjeux du « management de l’apprenance ». La digitalisation de la formation permet une plus grande autonomie des salariés dans l’apprentissage auquel doivent s’adapter les entreprises.

D’ailleurs, cet enjeu a déjà suscité évolution et innovation de la part du secteur de l’assurance. L’OEMA relève ainsi le certificat digital de branche dont le lancement remonte à 2017 et qui a pour objectif de permettre à tous les employés du secteur de faire l’acquisition d’un socle commun de compétences numériques.

Un périmètre de formation élargi

Selon l’OEMA, le périmètre des actions de formation évolue, entraînant ainsi la modification de la manière qu’ont les organisations de l’aborder. Ainsi, dans certaines entreprises par exemple, le plan de formation est désormais abordé suivant une logique de développement des compétences, avec une prise en compte des métiers en tension. Cela pousse le service formation à travailler sur des projets et procéder à des échanges avec les directions et les représentants du personnel à partir d’indicateurs plus qualitatifs que quantitatifs.

Le secteur de l’assurance s’intéresse aussi de près aux expérimentations effectuées dans d’autres secteurs, notamment sur la formation en situation de travail ou encore l’augmentation de l’implication des directions métiers dans l’évolution des compétences des employés, ce qui entraîne les services formation à redéfinir leurs missions et leurs rôles au sein de l’entreprise.

Télécharger la synthèse de l’étude l’Observatoire des métiers de l’assurance ici.