Que prévoit le plan « 1 jeune 1 solution » du gouvernement ?

Après avoir présenté une ébauche de plan d’action le 15 juillet à l’Assemblée nationale, le Premier ministre Jean Castex a détaillé le plan du gouvernement à destination des jeunes de 16 à 25 ans. Celui-ci, nommé « 1 jeune 1 solution », prétend les aider à construire leur avenir pendant la crise sanitaire du Covid-19.

6,5 milliards d’euros sur deux ans pour le plan « 1 jeune 1 solution »

Selon le Premier ministre, son plan en direction des jeunes devrait être doté d’une enveloppe de 6,5 milliards d’euros sur deux ans. Il vise notamment à faciliter leur entrée dans la vie professionnelle grâce à des aides aux entreprises, à l’ouverture de places de formation et à l’accompagnement des plus éloignés de l’emploi grâce à des parcours d’insertion.

Des mesures pour faciliter l’entrée dans la vie professionnelle

Les entreprises qui recruteront des jeunes de moins de 25 ans entre août 2020 et janvier 2021 bénéficieront d’une compensation de charges de 4000 euros sur un an. Cela correspondant à une baisse du coût du travail (jusqu’à deux Smic) sur l’ensemble des contrats de travail de plus de 3 mois, sous la forme d’une compensation de charges de 1000 euros versée trimestriellement pendant un an au plus.

De plus, le plan « 1 jeune 1 solution » reprend les aides en vigueur du 1er juillet 2020 au 28 février 2021 pour les embauches de jeunes en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation (5000 euros pour les moins de 18 ans et 8000 euros pour les majeurs).

Par ailleurs, 100.000 missions de service civique supplémentaires seront mises en place d’ici 2021, en plus des 140.000 initialement programmées en 2020. La création d’emplois FONJEP et différentes primes aux entreprises et associations sont également prévues.

Des mesures pour orienter et former des jeunes dans les métiers d’avenir

100.000 nouvelles places de formation qualifiantes ou pré-qualifiantes vont être financées par le PIC (Plan d’investissement dans les compétences) et proposées à des jeunes sans qualification ou en échec dans l’enseignement supérieur. Elles seront concentrées sur des filières stratégiques et d’avenir (numérique, soin et santé, transition écologique…). 16000 places seront ainsi proposées dans le secteur du soin et 35000 parcours de formation seront proposés dans le domaines du numérique.

Par ailleurs, la rémunération des stagiaires de la formation professionnelle devrait être revalorisée (200 euros/mois pour les 16-18 ans et 500 euros/mois pour les 18-25 ans) et simplifiée.

Des mesures pour les jeunes éloignés de l’emploi

60.000 parcours emploi compétences (PEC) devraient être programmés en 2021 en plus des 20.000 initialement prévus. Ces PEC permettent une mise en situation professionnelle dans le secteur public ou associatif, ainsi qu’un accompagnement et un accès facilité à la formation.

10.000 contrats initiatives emploi (CIE) seront financés en 2020 et 50.000 en 2021. 50.000 places en Garantie jeunes seront ajoutées aux 100.000 prévues, pour les jeunes accompagnés par les Missions locales.