Les acteurs de l’apprentissage mobilisés pour rebâtir Notre-Dame

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Suite à l’incendie qui a ravagé la cathédrale Notre-Dame de Paris, le gouvernement a lancé l’opération « Chantiers de France ». L’exécutif entend ainsi mobiliser les acteurs de la formation et de l’apprentissage pour promouvoir les métiers nécessaires à la reconstruction de l’édifice et, plus généralement, à la rénovation du patrimoine français.

L’apprentissage et les filières professionnelles mobilisés pour reconstruire Notre-Dame

Le 18 avril, Muriel Pénicaud (ministre du Travail), M. Blanquer (ministre de l’Éducation nationale) et M. Riester (ministre de la Culture) ont lancé l’opération « Chantiers de France ». Ce label regroupera les CFA (Centres de formation des apprentis) et les lycées professionnels formant aux métiers de la construction et aux métiers d’art dans toute la France pour rebâtir Notre-Dame et, au-delà, pour participer à la rénovation du patrimoine partout sur le territoire.

L’objectif est de tenir le délai de reconstruction de 5 ans fixé par le Président de la République et de permettre à tous les jeunes le souhaitant d’apprendre un métier en adéquation avec les besoins recensés pour relever ce défi collectif. Ainsi, de nombreux charpentiers, maçons, tailleurs de pierre, couvreurs, vitraillistes, peintres décorateurs, sculpteurs, seront nécessaires à la reconstruction de Notre-Dame.

L’apprentissage au service de la rénovation du patrimoine

Le gouvernement entend ainsi profiter de l’engouement autour de la reconstruction pour valoriser les métiers d’art et de la construction. Les filières professionnelles menant à ces métiers ayant longtemps été délaissées par les jeunes, le secteur manque aujourd’hui de main d’œuvre et de compétences.

L’apprentissage, que la loi Avenir professionnel du 5 septembre 2018 entend promouvoir, est le mode de formation idéal pour se préparer aux métiers nécessaires à la reconstruction de Notre-Dame et à la rénovation du patrimoine en général. On estime que le chantier de la cathédrale pourrait mobiliser environ 550 personnes : 200 couvreurs, 150 charpentiers, 100 maçons, 100 tailleurs de pierre.

Certains acteurs de l’apprentissage comme Bernard Stalter, président de l’APCMA [1], évoquent même la possibilité de faire de Notre-Dame un chantier-école pour apprentis.

[1] Assemblée permanente des chambres de métiers et de l’artisanat.