Jean Castex, un « fanatique de l’apprentissage »

A l’occasion d’une visite du site de l’entreprise Koné à Trappes, le premier ministre Jean Castex a affirmé que le gouvernement mettrait « autant de moyens que nécessaire » pour soutenir la formation en apprentissage.

L’apprentissage, une priorité pour le gouvernement

Jean Castex a visité en début de semaine le site de l’entreprise d’ascenseurs et d’escalators Koné. A cette occasion, il a rappelé que l’apprentissage est la filière ayant « l’un des meilleurs taux d’insertion ». Il s’est lui-même décrit comme « un fanatique de l’apprentissage, depuis de très nombreuses années ».

« On est autour de 400.000 apprentis cette année » ce qui signifie que « malgré la crise forte, nous devrions faire davantage d’apprentis en 2020 qu’en 2019″, a affirmé le premier ministre. L’apprentissage avait atteint un niveau record en 2019 (+16% de contrats) qui devrait être maintenu, voire dépassé en 2020 grâce aux primes à l’embauche (5.000 euros pour un apprenti mineur, 8.000 euros pour un majeur) décidées cet été. Le chef du gouvernement voit dans ce succès un signe que le plan 1 jeune 1 solution « fonctionne bien« .

La « clé de voûte » de la politique de formation professionnelle

M. Castex a en outre plaidé pour que « tout le monde puisse se sentir concerné par l’apprentissage, notamment parce que ça marche ». « On en fait la clé de voûte de notre politique de formation professionnelle » et « on mettra autant de moyens que nécessaire pour poursuivre cela », a-t-il promis à l’issue d’une rencontre avec des apprentis.

De son côté, la ministre du Travail Élisabeth Borne, qui accompagnait le premier ministre, a déclaré qu’il s’agissait d’un « signe de confiance dans l’avenir de la part des entreprises. Cela veut dire qu’elles ont confiance dans la reprise de l’activité ».

Le 24 novembre dernier, le ministère du Travail avait annoncé que le financement des CFA (Centres de formation d’apprentis) ne diminuerait pas à la rentrée 2021, malgré le déséquilibre provoqué par la forte progression du nombre de contrats d’apprentissage et la baisse des ressources en raison de la crise.